Le grand "?"

dimanche 13 décembre 2009

Hakuna matata tourista

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Ben voila ce safari est fini. Y'a pas vraiment de chute cette fois ci, j'ai trop dormi durant le séjour, pour faire des blagues. Pour celles et ceux qui s'inquiète de pas avoir lu le mot caca ou pipi durant cette semaine, qu'il se rassure, j'ai eu droit à une bonne tourista en rentrant. Apparement les bactéries mettent une semaine à se developper.

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samedi 12 décembre 2009

Dernier jour à Mombassa

Dernier jour avec le groupe et dernier jour en lodge. De Tsavo, nous partons pour Mombassa près de l'océan indien.

La vue des bidonvilles est assez impressionnant je dois avouer. Il y a une grande différence entre les voir en photos et la réalité. Le contraste est d'ailleurs accentué par l'hôtel luxueux dans lequel nous dormons.

Le repas de midi n'étant pas compris, j'attrape une amie pour m'accompagner au supermarché du coin. Un sachet de noix de cajou, une bouteille de fanta, un régime de bananes, et des graines de baobab en poche et nous retournons à l'hôtel pour se baigner. L'eau de mer est tellement chaude que pour la première fois de ma vie, lorsque j'urine dans l'eau, je la refroidis. Comme la plage est publique et qu'il est impossible de se sécher sans être harcelé par les vendeurs, je décide de rester à la piscine.

Même si il est varié, Le nouveau groupe me plaît moins. Autant avant, j'avais le rôle du gamin blagueur, autant cette fois ci j'ai le rôle du jeune savant. Un ami resté à paris m'a dit un jour : « Si tu veux que le groupe change d'opinion sur toi, alors change le groupe. » Sur un délai aussi bref, il n'a pas tort.

Enfin le soir, cela ne m'empêche pas de prendre part à l'anniversaire de l'un des nôtres. Et comme c'est aussi la fête national, on a même droit à un concert.

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vendredi 11 décembre 2009

Tsavo

Décidément les anti-palus me rendent nerveux et irritables, non pas que je ne le soit pas au naturel mais ces médicaments exacerbent ce côté de ma personnalité. Cela explique ces longs silences ou je pense à mille choses mais ne dis rien.

Au départ de Assemboldi, c'est le cas même quand nous voyons les lions et les hyènes, j'ai du mal à desserrer les lèvres, quelques blagues et de nombreuses chansons me viennent en tête mais reste à leur place.

Je finis ma nuit durant le trajet jusqu'à Tsavo. Une halte dans une station d'essence me réveille physiquement et psychologiquement. Je réalise à quel point ce pays est pauvre. Une amie rajouterait même « sale » mais je penche plus pour un manque d'infrastructure et d'éducation.

Tsavo, est un autre parc national qui est censé abrité des crocodiles, mais après avoir longé le cours d'eau, nous n'avons vu que des hippopotames et une touriste atteinte de nausée. La déception est à son comble sur le chemin du retour quand en arrivant près des bus un Aurix prend la pose pour nous.

La soirée est rattrapée par le spectacle magnifique qu'offrent les animaux au pied de l'hôtel. Un jeu d'ombre et de lumière digne du music hall du roi lion que je n'ai malheureusement pas pu filmer.

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jeudi 10 décembre 2009

Le kilimandjaro

Le réveil à l'aube me fait soudainement prendre conscience que ma vie depuis le début des vacances se résume à manger dormir et être conduit. Cette formule de voyage ne me satisfait qu'à moitié, d'un côté elle évoque mon enfance ou nous faisions beaucoup de kilomètres, elle me convient aussi dans le fait que nous visitons de nombreux sites variés, mais en contrepartie elle me déçoit par son assistanat. Les services tel que le portage des bagages m'est superflu par exemple, la nourriture trop occidental me déplait aussi. Ce n'est pas pour autant que je cesse de m'alimenter, bien au contraire, mais j'aurais souhaité me nourrir de mets locaux et au lieu de produits importés.

Enfin, ce matin après un frugal déjeuné, je sors me balader autour du lac Naivasha, accompagné à mon grand regret. Cela me vaut un avertissement de mon guide pour mon retard de 15 minutes. Je lui explique que je suis en vacances et en tant que tel que je n'ai pas de montre. Cela le déstabilise mais ne l'empêche pas de nous emmener au parc de Assemboldi à quelques kilomètres du Kilimandjaro.

Lors du safari du soir, j'apprends que son nom viens du swahili : montagne blanche, comme quoi toutes les montagnes aux neiges éternelles portent le même nom : mont blanc, Kilimandjaro, etc …

Bien qu'il n'y ai pas de léopard, à notre grande déception, nous admirons des hyènes, des lions et des hippopotames hors de l'eau.

Le soir, les singes envahissent le bar comme des alcolos !!

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mercredi 9 décembre 2009

Lac Naivasha

Cette fois ci on frappe à ma porte à la bonne heure. Cela ne m'empêche pas de me rendormir quelques minutes. J'arrive pile à l'heure pour le départ et nous partons directement pour le lac Naivasha1. Bien plus petit que le lac victoria situé à l'est, il abrite plusieurs famille d'hippopotame, d'aigles pêcheurs et d'autres oiseaux. La visite se termine par une île qui n'est plus une île à cause de la baisse du niveau de l'eau. Cela nous permet toutes fois de nous approcher des girafes et des zèbres. Après le repas au lodge simba (lion en swahili), je profite de notre temps libre pour me balader, avec une des filles du groupe. A peine sommes nous sortis du lodge que nous sommes rejoint par un des gardes qui offre ses services de guide. Cela nous permet de photographier des girafes et des flamands rose qui manquaient à ma collection d'ornytologie.

Le soir, après une sieste, nous dinons ensemble jusqu'à ce que le couple de notre groupe, nous invite à déguster un gâteau que le lodge leur à offert. L'ambiance est bonne enfant et convivial.

1Le lac doit son nom aux séquoia jaune qui pousse autour qui se nomme naivasha. Les anglais pensait que ces plantes étaient à l'origine de la fièvre jaune qui sévissait. Aujourd'hui nous savons qu'il n'en est rien, et que la maladie est à imputer aux mouches qui foisonnent à cet endroit.

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mardi 8 décembre 2009

Premier safari

Le réveil était prévu à 5h45, mais le gardien ayant mal compris; il nous al réveillé une heure trop tôt, de quoi mettre dans l'ambiance dès la premier jour.

Suite au premier safari et quelques repas ensemble le groupe commence a tisser des liens. J'apprends ainsi avec joie que Astrid la femme à forte corpulence est elle aussi informaticienne. De mon côté je m'efforce de rester discret et silencieux. Le second safari me permet d'ailleurs d'affiner mon jugement sur chacun. A la suite de cette excursion, nous visitons un village massai, j'en profite pour prendre de nombreux clichés comme me l'a demandé une collègue de travail avant mon départ. Comment peux-t-on être polygame ? S'arracher les dents avec un couteau ? Se percer les oreilles de façon a ce que le lobe remonte dessus ? Faire travailler ses femmes ? Gérer plusieurs troupeaux ? Laisser ses femmes éduquer ses enfants ? Le tout au 21ième siècles. Comment cette culture n'a-t-elle pas évoluée avec le temps ?

Un premier indice viens de l'anglais parlé par le chef du village, et un second de la montre a son poignet. J'apprendrais par la suite que derrière le village des motos appartenant aux massai était garées. De retour au lodge, je dors d'un sommeil et vaseux dû sans doute à la fatigue et aux anti-paludisme.

Un dernier suivi d'un apéro et d'un repas avec le groupe clôtureront cette agréable journée.

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lundi 7 décembre 2009

Jambo kenya

Heureusement que j'avais anticipé sur l'achat du visa, j'ai ainsi pu éviter 2 heures d'attente à la frontière. En sortant de l'aéroport de Nairobi, je me fait alpaguer par un taxi qui souhaite m'emmener à Mombassa, la destination finale de mon safari, à près de 600 bornes de distance. Je me demande si j'aurais laisser un pourboire sur une telle course ?

Je m'éclipse donc discrètement avant de remarquer que certaines personnes arbore un blason identique au logo figurant sur ma convocation. Vous savez ce genre de symbole en bas à droite de la feuille, si petit qu'on croirait un raté de l'imprimante. J'indique mon nom et mon prénom à ce brave garçon qu'ils retrouve miraculeusement sur sa liste.

Le nom du safari est différent, mais je ne suis pas à ça près. Le principal objectif pour moi est de voir des animaux, le reste m'est égal.

En attendant les derniers membres du groupe, le guide m'apprend que mon nom veut dire boire en swahili. Je lui réponds alors que dans mon pays aussi quand on m'appelle c'est pour boire, et c'est rarement de l'eau. Il a réussi à cerner ma personnalité avec juste mon nom, il est très fort !

Petit à petit, les gens affluent et se regroupent. Je réalise alors le sens de la phrase du capitaine de bord. En effet, tout l'avion est pars en safari, à des destinations différentes certes mais ça fait du monde un airbus 737 quand même.

Dans le van, notre groupe se compose de 6 personnes, en plus du guide. Ce dernier est un kenyan pur souche qui parle anglais, swahili et comprend le français. Un couple en voyage de noces s'installe à l'arrière du véhicule tandis que je m'installe à côté d'une femme légèrement enrobée. Devant nous deux femmes s'assoit, une mère et sa fille de 30 ans. Mais revenons, au guide, j'aurais l'occasion de parler du groupe plus tard. Ces quelques expressions tel que « c'est bon comme des bonbons » lui donne une approche sympathique, voire plaisante. Ce point de vue est revu à la baisse 30 minutes plus tard, lorsqu'il se met à conduire sur la route transafricaine qui relie l'Afrique du sud à l'Afrique du nord. Premier point négatif, les distance de sécurité n'existe pas dans ce pays, je ne peux pas le blâmer tout Nairobi roule de cette manière. Enfin pas toute la capitale, la majorité des véhicules sont pris dans un embouteillage monstrueux qui fait le tour de la ville. Paris et son périphérique ne sont pas si éloigné. Je profite de ce ralentissement pour découvrir les marabouts, ces oiseaux qui tiennent à la fois de la cigogne et du vautour, et dont le résultat est particulièrement laid.

Plusieurs bonnes minutes plus tard, nous filons à 80 Km/h sur une piste de brousse non goudronnée et maculée de pierres plus ou moins saillantes. Je sens que le hasard hésite entre un pneu crevé et un tonneau comme accident avant que nous arrivions, mais la chance nous fait arriver à bon port et entier, juste les fesses un peu trop massées. Nous débarquons dans le massai-mara, et le soir même nous faisons notre premier safari photos et assistons au repas des hyènes.

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dimanche 6 décembre 2009

Dimanche soir 17h00 aéroport de Paris

J'arrive un peu stressé au quai d'embarquement, après avoir fait un crochet par le tour opérateur. Évidement, j'ai fraudé pour arriver jusqu'ici, mais ce n'est pas la présence de la police à la sortie du métro qui m'a angoissé. Non, ça c'est un sport national à Paris, c'est juste ma phobie du retard. Enfin maintenant, je suis dans la file quand soudain mon téléphone sonne.

Un ami que j'avais invité la veille à mon « pot de départ » veut savoir comment je vais. Je lui explique que je n'ai dormi que 6 heures, mais que mon appartement est maintenant tellement propre que l'on pourrait croire qu'il ne s'est rien passé. Nous bavardons encore un peu, puis un mouvement de foule se forme à côté de la queue, m'obligeant à raccrocher. Ma voisine y prend part avant de revenir.

Bravant ma timidité, je lui demande ce qu'il se passe. Elle m'explique en 2 ou 3 phrases qu'elle fait partie d'une agence de voyage et qu'elle part en formation au Kenya, ce que je traduis instantanément par « voyage au frais de la princesse ». Nous en restons là.

Au guichet l'hôtesse me demande si je désire une place à côté d'une sortie de secours. Mon sens de l'humour lui répond que je ne souhaite pas voie l'avion s'écraser. Elle sourit. Je me dis alors, qu'on a dû lui faire au moins mille fois cette blague de mauvais goût.

Une fois les billets en main, je rappelle mon ami pour terminer notre conversation, puis j'attends le départ.

Dans l'avion, je m'assois à côté d'un couple de retraité qui voyage pour la première fois en avion. Je leur explique donc rapidement comment le voyage se déroule et les aident à remplir les formulaires d'entrée sur le territoire. Le capitaine de bord lance un peu avant le départ une phrase qui m'échappe sur le moment : « Cet avion est affrété par Transat Airlines »

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vendredi 27 février 2009

The end

Après un vol long et agité, je débarque enfin à Paris. Je récupère mon sac et allume mon portable. 7 messages sur le répondeur, m'indique la voie suave de ma boîte vocale. J'ai jamais eu autant d'amis. Après écoute des messages, ce ne sont pas mes amis qui m'ont appelés, plutôt mes ennemis: mon patron, mon opérateur téléphonique, mon banquier et  la secrétaire de mon patron.
En arrivant dans mon nouveau chez moi, je réalise que je n'ai ni drap, ni couette pour dormir ce soir. Pas grave, je ressort mon duvet trempé de pisco. Une bouteille s'est brisé durant le voyage. Je suis verni, mon sac de couchage sent désormais le pisco. L'aventure continue …

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jeudi 26 février 2009

Valparaiso

Dernier jour avant le retour en France. Ca me pèse un peu.
On part de Vina del mare, le matin. J'ai 2,5 litres de coca cola dans le ventre qui me coupe l'appétit.
Le voyage jusqu'à Valparaiso est agréable bien que brumeux. Apparemment, toute la côte est ainsi ce matin. On s'arrête pour photographier des cormorans et des otaries, mais ces derniers refusent de sortir de l'eau.

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C'est pas grave, on continue jusqu'à notre destination. Une fois la ville traversée en minibus, on nous donne ¾ d'heure de temps libre. Je sens M-A fébrile. Elle a l'air heureuse et/ou soulagée d'être ici.

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En visitant le jardin de la seconde maison de Pablo Néruda (celle de Valparaiso), j'ai une larme à l'oeil, en regardant une figue bien mûre. Je sais que je devrais saliver rien qu'en la regardant, mais je n'ai plus faim. Le coca m'a coupé l'appétit. D'un autre côté, ce qui me rassure, c'est que je n'ai pas mal au bide non plus.

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Le repas terminé, on flâne un peu en ville, avant de faire le tour du port en bateau. On y voie enfin une otarie.

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Retour à santiago, pour notre repas d'adieu. J'ai retrouvé mon appétit, et acheté du pisco, je suis prêt à rentrer, maintenant.

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mercredi 25 février 2009

Vina del mare

Journée glandouille. La matinée se passe à rouler en direction d'un village d'artisans locaux,

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puis à midi visite de la maison de Pablo Néruda au bord de la mer. Dire que ce mec collectionnait les figures de proue, buvait de l'alcool dans un bateau qui restait dans son jardin pour qu'une fois ivre, il sorte en titubant pour simuler un mal de mer. Aujourd'hui, on l'aurait classé comme un geek, et basta, sa maison ne serait pas devenue un musée, croyez moi.

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Notre périple du jour se termine à Vina del mare, où avant d'arriver le bus entame une série d'épingles à cheveux qui nous donne panorama de la ville. Celle ci s'étend sur plusieurs kilomètres le long de l'océan. Elle est comprimée de l'autre côté par la cordillère que nous descendons. Mais ce qui m'impressionne le plus c'est cette masse nuageuse qui la chapeaute. Notre guide nous explique qu'à cause de la différence de température entre la terre et la mer, en été, cette manchoura (nom chilien de la brume) se forme. La ville est alors grise et sombre par manque de lumière. Et dire que les bourgeois s'y installaient auparavant. Ils ne devaient pas avoir beaucoup de choix à mon avis.

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mardi 24 février 2009

Back to santiago

Cette nuit, j'ai été réveillé par l'envie d'aller uriner. En me levant, j'aperçois une tache sombre entre la porte d'entrée et celle de la salle de bain. Elle a une forme de croissant de lune, comme un sac banane géant. Par pur réflexe je donne un petit taquet dedans avec le pied. Une partie du sac bouge de façon rotative. L'hémisphère droit de mon cerveau encore englué dans le sommeil, s'écrit alors : « Génial un sac-robot »
L'hémisphère gauche, plus terre à terre réplique alors en demandant à si c'est bien une sensation de poil qu'il a eu. Confirmation de la partie gauche qui contrôle les sens, et les rêves. Et la je comprends soudainement que le sac par terre est le chien qui nous à suivi en rentrant de chez nancy la veille. Heureusement pour moi il reste calme, trop content de dormir dans un hôtel.
Le reste de la matinée ne sera pas aussi zen que lui. Durant la visite du musée, je subis un nouveau mal de ventre plus intense que le précédent. Sûrement dû au jus de fruits du matin, je crois bien que c'est l'eau que je ne supporte pas. Je vais être obligé de me contenter de l'alcool.
En rentrant, je m'assois sur la lunette des WC, les mains contre le mur d'en face, priant dieu fécal qui refuse d'être enfanté par les voies naturelles. Les conseils d'une collègue, avant mon départ me reviennent, j'aurais dû l'écouter et prendre des médocs avec moi.
C'est l'intestin vide que je reprends l'avion direction Santiago.

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lundi 23 février 2009

Journée de m***

La journée à mal commencée, le groupe logistique à crever une roue en nous apportant le petit déjeuner. C'était notre dernière nuit sous la tente et comme à chaque fois il a plu.
De mon côté, j'avais prévu de réaliser un rêve: faire pipi du haut d'une falaise directement dans l'océan. Malheureusement, j'ai été interrompu par une courante impromptue, avec évidemment le rouleau de papier toilette qui est resté sous la tente, loin de moi. Encore un exploit dont je suis fier.
Finalement après un petit déjeuné tardif, nous sommes repartis vers les grottes sans pétroglyphes mais issues de coulée de lave. Le spectacle est grandiose, on y voit des tronc d'arbre pétrifiés, des jardins improvisés dans des puits de lumière naturels, Robinson, y fait d'ailleurs le ménage.

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En chemin on s'arrête pour admirer le seul moaï qui a des yeux. Ils ont l'air artificiels, comme si on lui avait mis des lentilles de couleur.

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A midi on débarque chez Nancy pour manger. Elle est la manageuse de l'équipe logistique, un peu austère, rarement souriante, mais avec du coeur à l'ouvrage.
L'après midi étant du temps libre, j'en profite pour faire des achats et me balader dans Anga Roa, la capitale de l'île, en attendant, le soir, un dernier repas chez Nancy, particulièrement arrosé.

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dimanche 22 février 2009

Curanto (nom du plat suit sous terre)

Hier était une journée de repos. J'ai pu récupérer des forces, me baigner et me soigner. Dire que si je vivais dans un jeux vidéo, ça m'aurait pris quelques secondes. L'Ercefuryl m'a nettoyé les intestins, mais la douleur bien que amoindrie persiste encore.
Après une courte ballade le matin,

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Robinson nous a préparé un plat typique cuit sous terre, à l'étouffée. La préparation est un tantinet longuet et requiert une certaine force du poignet. On se met à plusieurs pour gratter l'intérieur de la courge, mais à chaque fois que Robinson nous aide, il fait en 2 minutes l'équivalent d'un quart d'heure de travail pour chacun de nous. Et à côté, il s'occupe du feu. C'est une vrai force de la nature, et aussi polyvalent qu'un couteau suisse.

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Il est à la fois chanteur, compositeur, musicien, cuisinier, guide, orateur, mais je viens d'apprendre qu'il était électricien auparavant. Ces révélations arrivent alors que nous visitons le site de Anakena. D'après la légende, c'est là qu'aurait débarqué les premiers habitants de l'île.

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Lorsque notre ami belge lui parle de l'histoire des grandes et des petites oreilles, il prend un air sombre et réfléchit avant de répondre. Pour lui ce n'est pas une légende, ni affabulation, on a vraiment retrouvé un charnier. A l'origine du conflit, il y avait deux clans, les petites et les grandes oreilles. Les petites oreilles qui cultivaient le sol, déplaçait les rochers pour rendre les sols cultivables. Pas les grandes oreilles. La guerre fut déclarée lorsque les petites oreilles eurent fini de nettoyer toutes leurs terres, et qu'ils eurent suffisamment de réserves pour gagner cette guerre.
Le repas du soir est composé du plat cuit depuis midi sous terre. La viande est succulente, mais je ne peux pas boire de vin à cause des médicaments.

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Aujourd'hui, c'est tout le contraire de la veille. Crapahutage pour observer des pétroglyphes de Maké-Maké, puis grimpette jusqu'au plus haut sommet de l'île, le mont Terevaka.

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Puis redesccente à Akivi, le seul site où les moaïs regardent vers la mer.

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J'avais prévu le coup en gardant ma serviette humide dans mon sac. Elle m'a permis de me protéger du soleil et de me rafraichir en même temps. Ca ne m'a pas empêcher de cloquer sur le dos des mains et dans la nuque. Mon front à dégrossi mais il pèle toujours autant, et apparaît encore sur les photos. Je crois que j'utiliserai photoshop en rentrant.
Comble de malheur, ce soir il n'y a pas d'eau, donc personne ne peut se laver. On en est à espérer une pluie bienfaitrice pour nous laver. Je nous imagine dans un remake de la pub tahiti douche.

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Je dédicace cette photo à violaine, car c'est le seul arbre que j'ai vu sur l'île.

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samedi 21 février 2009

Anakena

10H30 et des poussières. J'ai rien noté pour la journée d'hier. Faut dire que j'ai mal dormi. Réveillé par un mal de ventre, un coq puis un cochon. La nuit a été courte. La journée n'était pas non plus extraordinaire : ballade autour d'un volcan, visite d'un site abandonné. Il n'y a que la visite de la grotte des vierges qui était intéressante. Les hommes de l'époque était loin d'être bêtes, ils les enfermaient dans une grotte pour les rendre plus « blanches », dons plus attirantes. Je regrette un peu ce temps ou la drague se résumait à quelques grognements bourrus de l'homme et au consentement sans force de la femme. (Oui, c'est de l'ironie.)

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L'après midi, c'est marche ou crève. On prend quand même le temps de visiter un site de pétroglyphe.

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On a même droit au nombril du monde.

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Décidément, le monde à beaucoup de nombrils !

Le soir pour se détendre, on a le droit à un bain. Pas un vrai évidemment, un bain de mer. J'ai enfin pu nettoyer mon front. Il était plein de peau morte suite à un coup de soleil pris le premier jour en débarquant à Santiago. Ca faisait trois jours que je gardais ma casquette vissée sur la tête pour cacher mon encéphalie trop importante. J'avais l'impression de ressembler au méchant dans les Gunies.

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vendredi 20 février 2009

RIEN

RIEN

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jeudi 19 février 2009

Complément d'enquête

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Notre moaï est passé aux aveux pendant la nuit. Notre guide nous explique comment il faisait pour déplacer les corps. Futé, ce garçon. Pas de trace, pas de témoin. Le crime parfait.
On fouille chez lui juste après, et on retrouve ceux qui auraient dû être ses futures victimes autour d'un lac. On fait une photo de groupe avec un de blessé, avant de l'envoyer à l'hôpital. Tout le monde est sain et sauf ou presque.

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Le moment le plus douloureux arrive l'après midi. La visite aux parents des victimes. Elles sont 15 personnes à attendre des explications. Je sais déjà qu'il y aura des larmes, des sanglots, des pleurs, bref des sentiments. Depuis le temps, je me suis fait une raison. C'est mon métier de commissaire qui veut ça.

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mercredi 18 février 2009

Enquête à Rapa Nui

entre 19 et 20 H, ou plus tard, je ne sais pas trop.
Je suis fatigué, mais satisfait. J'ai trouvé le fauteur de troubles. Tout à commencé par cette matinée embrumée et pluvieuse. Après quelques minutes de marche, nous avons découvert le premier massacre. Une vraie boucherie, une tuerie. Je dirais même plus, une moaïerie. Ils étaient tous renversé, tombé face contre terre.

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Notre guide à une piste. Après nous avoir fait une démonstration de comment tailler la roche, il nous explique qu'auparavant les moaïs avaient une forme plus « polynésienne ». On décide alors de suivra la piste qu'il nous indique, mais les sites s'enchaînent et on tombe à chaque fois sur des massacres, des hécatombes. Et cette pluie qui viens juste de finir de tomber, glisse le long de ma joue simulant des larmes que je ne peux produire, à cause de la fatigue.
Vers 14-15H, notre guide écoeuré fait la prière des mort. D'habitude réservé au commun de mortels, il l'adresse à tous ces moaïs mort pour leur clan. 2 heures plus tard, notre enquête piétine, c'est la cas de le dire. On avance de site en site lorsque soudain, une ombre furtive passe dans les taillis. Je  coure derrière elle. Je remonte le chemin/sentier des moaïs à sa poursuite. Cette route est jalonnée de moaïs cassé ou abandonnés.

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Finalement notre course nous emmène à Rano Raraku, la carrière des moaïs. Il essaie surement de se cacher, mais je jure de le retrouver.

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Une heure plus tard, c'est chose faîte, il est en prison. Faut dire qu'il est pas malin non plus. C'est le seul moaï polynésien de toute l'île. Il est jaloux de ces millions de touristes qui viennent voir les autres moaïs et pas lui. On lui a donc donné une cellule, où les touristes peuvent désormais le voir.

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Ce soir on fête ça autour d'un pisco.

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Je dédicace cette photo à violaine, car c'est le seul arbre de toute l'île.

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mardi 17 février 2009

Départ pour l'île de pâques

8H18 heure locale à l'aéroport de santiago
J'ai eu une drôle de nuit. Saccadées par tranche de 2 à 4 heures, pour se conclure sur 2 gros cacas. Le premier m'a rassuré. Il était dur. Ca ne m'était pas arrivé depuis 5 jours. Le second, plus classique était plus liquide, un peu comme une mousse au chocolat ratée. J'ai l'impression que mon intestin se contracte et se dilate sans cesse. Ca brûle un peu. Si j'ai l'appendicite, je m'opérerai moi même au couteau et sans anesthésie. Bien que je pense que cela provient des figues de barbaries d'hier.
J'ai encore failli faire une boulette. J'ai mis ma crème solaire dans mon sac à dos. Chose prohibé car c'est un produit dangereux. C'est vrai que je pourrais forcer le pilote à la boire entièrement pour que l'avion s'écrase en plein océan. Ca me rapporterait quoi ?
Enfin heureusement le couple de belges qui nous accompagne a fait diversion en faisant sonner le détecteur de métal.
Le groupe que nous formons est assez particulier. Pour l'instant nous ne sommes pas soudés. Je pense que ça viendra avec les difficultés. La moyenne d'âge doit être de 45 ans et encore, je la fait baisser de 5 ans.
Le couple le plus âgé, bien qu'un peu tête en l'air a beaucoup voyagé et reste assez simple. Je les apprécie vraiment, ils sont ouverts et ont un vrai esprit de groupe. Le couple de belges est sympa aussi, et un brin blagueur. Je ne me fais pas de soucis pour eux. Bruno, et sa compagne sont gentils mais plus froids, plus réservés. Elle surtout, elle se confie peu, et a un vilain toc. Elle aspire de l'air entre ses dents provoquant un bruit de succion très désagréable. Leur amie, de toute évidence l'instigatrice de ce voyage est plus chaleureuse. C'est elle qui me laisse finir ses plats. J'ai sûrement la reconnaissance du ventre. Un dernier couple, plus lointain, compose notre groupe. Lui est extrêmement râleur et en est parfaitement conscient. Lorsque sa femme à oublié l'orange dans son sac, il était apeuré. Elle est précieuse pour lui, parce qu'il sait qu'il a besoin d'elle. Elle, au contraire est plus détachée, mais l'aime. Donc elle reste avec lui. Et ce matin, il a aussi tenu à démontrer à quel point il était égoïste. Cet homme plus d'une corde a son arc. M-A l'a déjà catalogué d'ailleurs. Je vous présente M-A, je l'ai fait un peu avant.
Reste Alexandre, notre guide. Un français qui vit au Chili depuis 10 ans. Très ouvert, sympa et avec une bonne connaissance du pays. J'essaie de lui poser des colles, mais j'ai du mal.
Lorsque j'écoute les autres hommes (oui, je me considère comme un homme depuis 6 mois) , je suis assez surpris de voir que ça tourne rapidement politique. J'ai rien contre, mais une fois de plus, je trouve que le chauvinisme français est trop fort dans nos mentalités. Ils comparent trop souvent, ils n'ont donc pas compris que chaque pays a sa culture. Je pourrais continuer à écrire un pamphlet  là dessus, mais je préfère me dire que la nouvelle génération que je représente s'y intéresse de façon différente, et accepte plus facilement le/les différences entre chaque pays.
Et puis je viens de repérer 2 asiatiques qui doivent prendre l'avion avec nous.

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En arrivant notre guide nous décore d'un collier de fleur.

C'est la première fois qu'un homme m'offre des fleurs, j'en suis tout émoustillé.

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18H30, heure locale.
Je suis couvert de coup de soleil aux avant bras et au visage. J'ai des spasmes de douleurs au ventre et j'ai la diarrhée. Paradoxalement, j'ai le moral au beau fixe, je suis heureux. On a visité de jolis sites, avec des pétroglyphes, des peintures et entendu la légende de l'homme oiseau.

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Il semblerait que suite à un problème de surpopulation, l'île ai connu des guerres intestines. Un roi décida alors que le clan qui aurait le pouvoir serait celui dont le représentant gagnerait la compétition de l'oeuf. Celle ci consiste à parcourir 2 bons kilomètres à la nage, pour atteindre un rocher émergeant et y trouver un oeuf. Le premier à revenir (vivant) a gagné. J'avais déjà entendu cette légende, mais notre guide Robinson, de son petit nom a alors ajouté qu'il existait une compétition. Plus difficile, elle consistait à escalader un flanc de falaise pour y dénicher un oeuf là aussi.
Moi ce qui m'a le plus impressionné c'est le cratère de volcan qui sert de lac, dont on a fait les ¾ du tour avant d'installer le bivouac.

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Je ne sais pas trop si je suis malchanceux ou chanceux. Je viens d'apprendre que je serai seul durant toute la durée du séjour. En tout cas, j'attire les blattes locales. C'est mieux que rien, mais je préférerais la serveuse de jus de melon de ce soir. Son sourire était rayonnant.

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lundi 16 février 2009

Arrivée à santiago

Je profite des 5 minutes de liberté que m'a laissées mon voisin de vol pour écrire.
Bon sang, j'ai jamais vu un homme aussi bavard (correction, j'ai un ami Lanceyien aussi bavard que lui, il se reconnaîtra) . Il a une excuse, certes, il est psychanalyste. Néanmoins, il est aussi un excellent enseignant. J'ai beaucoup appris sur les langues (espagnol et japonais, il les parle et les écris), et sur les « psys » - chothérapeutres, -chologues, -chiatres, -chanalystes. Les différences sont vraiment subtilse. Mais ce qui m'épate le plus, c'est que ce mec là est un PUA ou un NPUA de premier ordre. Il m'a fait une démonstration d'opener, ça m'a littéralement scié le cul en deux parties. Il l'a fait avec tellement de naturel et de prestance que je pensais que ça n'existait que dans les films. Il faudra que je m'en inspire, pour mon prochain voyage.
Autour de nous l'avion contient un groupe de 80 jeunes ayant fait un road-trip en Europe. J'ai dû tomber amoureux une bonne vingtaine de fois en à peine dix heures de vol. La plupart sont à peine majeur, ça vaudrait presque le coup de je rase mon bouc.
Le reste de l'avion s'est éveillé durant la dernière demi-heure, en même temps que les rayons du soleil traversaient le hublot pour les réchauffer d'une climatisation mal réglée. J'ai maudis l'agence de voyage de ne pas être sur les bords de l'appareil, pour assister à ce magnifique levé. Au lieu de ça, j'assiste au cortège des petites vessies qui doivent être vidées dès le réveil. Les toilettes étant situées derrière nous, les gens attendent à côté de nous avec une certaine gêne. Je prend d'ailleurs un malin plaisir à croiser leurs regards embarrassés. Mon psychanalyste de voisin en profite pour draguer toutes le minettes qui patientent à son niveau.
Flûte, il revient !

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Avant de descendre à Santiago, on nous a remis un questionnaire, avec nom, prénom, âge et profession à indiquer. J'ai longuement hésité à mettre espion, surtout que j'ai un magnifique T-shirt avec écris en gros sur le torse : « 007 » , mais je ne suis pas joueur aujourd'hui.

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Arrivé à Santiago, on annonce une attente de 30 minutes sans raison, ni explications. J'espère secrètement qu'on utilisera les toboggans. D'ailleurs, il n'y a rien qui nous prouve que les hôtesses de l'air ne nous raconte pas des bobards.
Je constate aussi à l'odeur de fauve qui règne dans l'avion que 14 heures d'avion c'est long.

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Un petit pas sur le parvis de l'aéroport et mon premier pas en Amérique.

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Finalement, on reste 30 minutes de plus à l'aéroport, l'une d'entre nous à oublié une orange dans son sac, et c'est interdit. Remarquez ça aurait pu être pire, ça aurait pu être une autre couleur.

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Avant de manger, on visite un peu la ville.

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A cause des nombreux seïsmes, le Chili n'a pas vraiment de patrimoine architectural. Ce pays est aussi peuplé d'une multitude d'ethnies, sans vraiment de mythologie qui lui soit propre. Seul Chiloé fait exception. J'essaierai de me renseigner. Je suis aussi surpris d'apprendre que « Clili » veut dire « Terre froide » en aztèque. Ce n'est pourtant qu'une infime partie de ce pays.

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Au repas de midi, j'ai pris un congrio aux câpres avec sauce au crabe. C'est fin et j'aime ça.

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L'après midi, je déguste un Mote con Hurillos, littéralement : Blé au brugnon. C'est du blé germé qui baigne dans le jus d'un brugnon qui à été séché puis réhydraté. C'est frais, c'est bon !

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Il est 17H00, heure locale. Je suis fatigué d'avoir marché toute la journée dans Santiago, et un constat s'impose rapidement à mon esprit: la déco de ma chambre d'hôtel est moche. L'effet gazon qu'ils ont voulu donner avec leur peinture est pathétique. S'ils ont fait appel à un maître Feng shui, il faut qu'ils se fassent rembourser c'est pas possible autrement.

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Il est 20H00 et j'ai la tête qui tourne. On vient de sortir du restaurant, où j'ai enfin pu goûter l'alcool local: du jus de muscat distillé, puis cocktailisé (ouais je fais du néologisme et alors ?). J'ai quand même pris soin de mon foie en buvant tout de suite après de l'eau et un bella mossa (Téquila, crème, grenadine). Je crois que c'est l'eau qui me fait tourner la tête, où le monstrueux coup de soleil que  j'ai pris sur le front. J'hésite.
Je viens de me déchausser, et mes pieds me grattent. J'ai des doutes pour la marche de demain. Suis je en bonne condition physique ? Je viens de m'apercevoir que mon pied gauche comporte une plaie entre les plis de la peau, pile à la fin de la voute plantaire. J'essaie de relativiser et de ma re-motiver. Après tout j'ai une chambre double à moi tout seul, pas de roulement pour la douche, et j'ai un bon feeling avec Alexandre le guide. Mouais … autant se pendre.
Le repas de ce soir en dehors d'être arrosé, m'a permis de me dés-inhiber, donc de connaître un peu mieux les gens qui forme le groupe.
Bruno, mon voisin d'avion communiste est accompagné de 2 femmes, sa compagne (ne surtout pas dire sa femme) et une amie à eux à l'initiative du voyage. Cette dernière a un appétit d'oiseau qui fait qu'elle me propose de goûter à tous ses plats. J'accepte toujours de bon coeur.
J'ai aussi du mal à comprendre certaines mentalités. Pour moi c'est sûrement la seule fois de ma vie que je viens dans cette ville. Je ne regarde pas à la dépense, je goûte à tout. Pas eux. Etrange, à mon sens. Je dois avoir le syndrome de mon pote lancyien.
M-A étant malade, elle n'est pas descendue manger avec nous. Dommage On aurait comparer nos coups de soleil. Elle qui était blanche comme un cachet d'aspirine au départ de Paris, je l'ai vue rosir tout au long de la journée. Je sais aussi que j'ai pris un coup de soleil derrière l'oreille droit, parce que ça brûle. Un sensation bien étrange quand on connaît la température actuelle de Paris.
J'hésite à sortir pour prendre des photos de nuit, mais le réveil pour demain est fixé à 5H45. C'est pas humain, ça !
50 minutes, je sors de la douche le torse humide et plein de mousse. J'ai encore fait une bêtise, j'ai confondu shampooing et parfum. J'entends au loin mon père qui hurle : « T'en rate pas une ! »
Mon ventre est bien rond. Je réalise alors que je n'ai pas faim, un sentiment de satiété presque oublié. Finalement, les plats chiliens ont eu raison du gouffre qui me tient lieu d'estomac. Tant mieux. Mes doutes pour demain s'estompent, au fur et à mesure que le sommeil me gagne.

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