vendredi 30 novembre 2007
Une histoire de retrouvaille
En 2008, lors des jeux olympiques, Julien qui était devenu banquier du partir pour les besoins d'un client. Maintenant, il aimait bien voyagé. Et dire qu'il y a vingt ans, il détestait ça, heureusement une fille lui avait indiqué la voie. Il avait voyagé sur tout les continents, rencontré toutes les civilisations fortuné, visité toutes les plus grosses métropoles. Finalement elles se ressemblaient toutes, impersonnelles, immense, démesuré. Il avait accepté de venir en chine pour justement changé de ces grandes infrastructures bien inhumaine.
Si il avait sut qu'au détour d'une rue il retrouverait Hélenne celle qui l'avait poussé à partir et à changé de point de vue. Si il avait sut ça, aurait il accepter cette mission ?
il la reconnue immédiatement, malgré les années malgré le temps, la fatigue, elle avait changé mais son grain de beauté particulier lui n'avait pas changé.
Elle eut plus de mal, il avait lui aussi changé, perdu des cheveux, portait des lunettes, mais surtout son allure, sa prestance, avaient grandie. De simple garçon fluet et frêle il était devenu un grand homme (le costume trois pièce y faisait beaucoup)
"Qu'est ce que tu fais là ? lui demanda t'elle."
"Je suis ici pour affaire, et toi ?"
"Je suis prof de français, et bénévole pour une association humanitaire."
"Ah oui, pas mal. Non, moi je dois conclure un grosse affaire pour ma banque."
"Ta banque ?"
"Ben oui je suis devenu banquier. Tu sais que c'est grâce à toi ?"
"Comment ça ?"
"Ben oui j'ai suivis ce que tu m'as dit. Je suis sorti, j'ai voyagé, j'ai visité le monde. J'ai tout vu."
"Tu as vu la famine en Afrique ?"
"Non, je suis pas descendu là bas, c'est trop pauvre pour faire des affaires ?"
"Tu as visité les quartiers ou on vend des enfants en Amérique du sud ?"
"Pourquoi j'irai là bas ? "
"Et tu ose dire que tu as visité le monde ? Mais tu n'as rien vu mon pauvre ! toute la misère du monde, tu ne l'as pas vu"
Courroucé, Julien se leva et lui déclara cette phrase qui allait hanter Hélenne pendant des mois :
"Tu n'as qu'a t'en prendre à toi même, si tu étais sorti avec moi, tu aurait put me montrer ce qu'il y avait à changé dans le monde et je l'aurais fait"
La légende raconte que Hélenne se pendit un an après cette conversation et qu'elle s'en voulut d'avoir gaché cette chance.
jeudi 29 novembre 2007
Une histoire d'enfance
Au lycée de Mont fleuri, Julien était en terminal. Il n'avait d'yeux
que pour Helenne, un brune pulpeuse avec un grain de beauté sur la
joue gauche qui ne gâchait rien à son charme naturelle.
Julien quant à lui était ce que nous nommerons un élève studieux.
Persuadé que son avenir se trouvait dans la quête du savoir, il n'avait
jamais vraiment levé la tête de ses manuels de cours. Il ne voyait pas l'intérêt de certaines matières enseignaient au lycée, comme la
géographie ou les langues étrangères ( En partie aussi parce qu'il
était mauvais). Pour Helenne, c'était tout le contraire. Elle, elle
voulait faire de l'humanitaire, aider les enfants du tiers monde,
voyager.
Malgré cette différence de point de vue, Julien lui demanda quand même de sortir avec lui :
"Helenne, je t'aime", c'était ces simples mots écrit sur un bout de
papier et glisser dans une enveloppe qu'il lui avait remise. évidemment
devant cette lâcheté de dire vraiment ses sentiments. Elle avait refusé
:
"Ecoute julien , tu es un garçon vraiment formidable mais t'es quelqu'un de trop renfermé. Je sais pas moi tu devrais sortir, bougé un peu plus."
Personne n'aurait pu penser que la conséquence de ces paroles allaient déterminé le reste de la vie de Julien. Ni qu'ils seraient à l'origine de leur retrouvailles vingt ans plus tard.
a suivre .... demain la fin
mercredi 28 novembre 2007
Le gros amant
Je me suis toujours trouvé gros. Pas obèse mais juste gras, enveloppé, moins que obelix bien sûr. Ca m'as souvent fait perdre ma confiance en moi.
la fille : "Non, mais les obèse font pas de bon mari !"
moi : "Oui, c'est vrai, en revanche ils font de bon amants"
la fille : "même pas en rêve"
Voila c'est après cette reflection que j'ai décidé de mangé du saucisson sans pain, parce que c'est ca qui fait grossir
mardi 27 novembre 2007
chambre 2023
J'étais Caïn junior, le fils de Belzébuth,
Chevauchant dans la nuit mes dragons écarlates
Et m'arrêtant souvent chez les succubes en rut.
J'y buvais le venin dans le creux de leur chatte
Et les ptérodactyles me jouaient du trombone
Au 14e sous-sol, 42e couloir,
Où les anges déchus, sous un ciel de carbone,
Aux heures crépusculaires, sodomisent les miroirs.
Allez roule, roule, lady,
Roule en moi.
Et les filles des banshees m'entraînaient dans la brume
Et me faisaient ramper devant la lune noire.
Enivré de pollen et de parfum-bitume,
J'ai vu ta dépanneuse garée sur mon trottoir.
Et depuis je suis là, moi le cradingue amant,
Soufflant dans mon pipeau la chanson d'Eurydice,
Mais méfie-toi miquette je joue contre le vent
Pour mieux te polluer avec mes immondices.
Allez roule, roule, lady, dévaste-moi.
Allez roule, roule, lady, nullifie-moi.
Roule, roule, lady, engloutis-moi.
Les néons du drugstore flirtent avec les abîmes
De cette chambre enfumée où brûle Norma Jean
Cholest'n'rock'n'roll pour deux cinglés sublimes
Dans le chaud maelström de l'érotico-stream.
lundi 26 novembre 2007
wiskeuse image again
Vieille copie du terrin-terreur
Tirée au ronéochibreur,
Souvent j'aim'rais faire fonctionner
La génération spontanée.
Comme un pou dans une cage en feu
J'télégraphie mon code foireux.
Attention traversée d'engins
Sur Livre des morts européens.
Bloody man ah ah...
Fatigué des drapeaux en berne
J'm'amuse à quitter la caverne,
À voir si l'on danse en éveil
Dans les particules du soleil
Mais j'atterris sur des cols durs
Au pied de la Mangeuse d'ordures,
Le cul poisseux dans l'caniveau
À baiser mon portemanteau.
Bloody man ah ah...
Hé toi l'animal futurien,
Toi qu'as bien connu les Martiens,
T'as p'têt' l'horaire des boute-en-train.
À quelle heure passe le prochain bar,
Que j' paie une bière à mon clébard ?
Certaines nuits, j'imagine l'exit
Du labyrinthe dans le transit
De 40 milliards de couleurs
Se r'niflant avec l'œil du cœur,
Mais j' me réveille déglingué
Avec un casque sur le nez
Et j'ai beau raccorder les fils,
J'traîne une vieille caisse marquée fragile.
Bloody man ah ah... fragile.
Bloody man.
dimanche 25 novembre 2007
affaire rimbaud
La jambe de Rimbaud,
De retour à Marseille
Comme un affreux cargo
Chargé d'étrons vermeils,
Dérive en immondices
À travers les égouts.
La beauté fut assise
Un soir sur ce genou.
Horreur Harar Arthur,
Et tu l'as injuriée.
Horreur Harar Arthur
Tu l'as trouvée amère... la beauté ?
Une saison en enfer
Foudroie l'Abyssinie.
Ô sorcière, ô misère,
Ô haine, ô guerre, voici
Le temps des assassins
Que tu sponsorisas
En livrant tous ces flingues
Au royaume de Choa.
Horreur Harar Arthur,
Ô Bentley, ô châteaux,
Horreur Harar Arthur,
Quelle âme, Arthur est... sans défaut ?
Les poètes aujourd'hui
Ont la farce plus tranquille
Quand ils chantent au profit
Des derniers Danâkil.
Juste une affaire d'honneur
Mouillée de quelques larmes
C'est quand même un des leurs
Qui fournissait les armes.
Horreur Harar Arthur,
T'es vraiment d'outre-tombe.
Horreur Harar Arthur
Et pas de commission.
Horreur Harar Arthur
Et pas de cresson bleu
Horreur Harar Arthur
Où la lumière pleut.
samedi 24 novembre 2007
precox ejaculator
Ne cherche pas d'où vient le vent.
Ce soir, tu t'es trompée d'amant
Et l'attaque du fourgon postal
Se termine en bataille navale
Devant une camomille-tilleul...
Je te laisse te finir toute seule.
Le garçon-vipère-vidéo
Qui contrôlait tout mon réseau
A sauté sur la minut'rie
En câblant la copie-sosie
Mais c'que j'en dis, tu t'en bats l'œil.
Je te laisse te finir toute seule.
J'voulais t'offrir une nuit d'enfer,
7,5 sur l'échelle de Richter
Mais j'ai tout donné en backchich
Et je m'en retourne à la niche,
La queue basse comme un épagneul.
Je te laisse te finir toute seule.
Précox éjaculator,
Scusi scusi mi amor.
Précox éjaculator,
I am very confiteor.
Tu m'enverras tes Pinkerton
Pour m'éplucher tous les neurones
Et m'enduire de plumes et de poix
Direct au pressing du Chinois.
Un ange passe équipé d'un treuil.
Je te laisse te finir toute seule.
D'jà ton syndicat des langues mortes
A cloué une chouette sur ma porte
En m'interdisant désormais
D'chanter mes conn'ries en français,
Intérêt à boucler ma gueule.
Je te laisse te finir toute seule.
Précox éjaculator,
Scusi scusi mi amor.
Précox éjaculator,
I am very confiteor...
vendredi 23 novembre 2007
septembre rose
Naufrage virtuose
D'un amour clandestin
Dans la métamorphose
Des embruns souterrains,
Tu jaillis ruisselant
D'une vague utérine
Sur ce ventre brûlant
De tendresse féminine,
Baby boy,
Sweet baby boy.
Ton premier cri réveille,
De son écho brisé,
L'ouragan qui sommeille
Dans mes veines oxydées
Et mon regard prélude
Le jeu de la pudeur
Quand, par manque d'habitude,
On s'méfie du bonheur,
Baby boy,
Sweet baby boy,
My baby boy,
Oh ! My son of the wind
My little wunderkind,
Oh ! Mon septembre rose
D'amour apothéose,
Baby boy.
Passées les cruautés
Du transfert organique,
Tu retournes apaisé
Vers ta faune onirique
Où les miroirs d'automne
Reflètent à fleur de flamme
Ta jeune écorce d'homme
Éclaboussée de femme,
Baby boy,
Sweet baby boy,
My baby boy...
jeudi 22 novembre 2007
pulque mezcal
Tombé d'un DC10 fantôme
Sur un aéroport désert,
J'ai confié mon âme à un gnome
Qui jonglait sous un revolver
Puis j'ai pris la première tangente
Qui conduit vers les cantinas
Où la musique se fait bandante
Pour la pieta dolorosa
Pulque, mescal y tequila,
Cuba libre y cerveza,
Ce soir je serai borracho
Hombre ! que viva Mejico
Borracho ! Como no ?
Dans le bus pour Cuernavaca,
J'révise ma tendresse des volcans
Hotel-Casino d'la Selva
Le soleil se perd au ponant
Et je picole en compagnie
D'un spectre imbibé de strychnine.
Welcome señor Malcom Lowry
Sous la lune caustique et sanguine
Jouer des morts à Oaxaca
Près de la tombe No 7
Je promène ma cavalera
En procession jusqu'aux toilettes
Et dans la douceur des latrines,
Loin des clameurs de la calle,
Je respire l'odeur alcaline
Des relents d'amour périmé.
"No se puede vivir sin amor", hombre.
"No se puede vivir sin amor"
Chinga de su madre
Otro cuba libre
Borracho ! Como no ?
De retour a Tenochtitlan,
Au parc de Chapultepec,
Les singes me balancent des bananes
Sur des slogans de fièvre aztèque
Et dans ma tristesse animale
D'indien qu'on saoule et qu'on oublie,
J'm'écroule devant le terminal
Des bus à Mexico-city.
Pulque, mescal y tequila,
Cuba libre y cerveza,
Ce soir je suis "el borracho",
Un perdido de Mejico.
mercredi 21 novembre 2007
zone chaude mome
Ta zone est chaude, môme.
Ta zone est chaude, môme.
Ta zone est chaude, chaude, chaude.
Ta zone est chaude, môme.
Je n'sais pas si tu viens d'un continent perdu
Ou bien si t'es tombée d'une comète inconnue
Mais j' crois qu'il était temps que tu me prennes en main.
J'ai cru mourir de froid chez mes contemporains.
Ta zone est chaude, môme.
Ta zone est chaude, môme.
Ta zone est chaude, chaude, chaude.
Ta zone est chaude, môme
Et c'est comme un soupir après 100 triples croches
Quand l'pianiste s'endort devant son double scotch
Dans ces bastringues d'automne où ça brame à minuit
Les vieux cerfs encornés dans les bras des ladies
Chaudes chaudes chaudes !
J'en oublie la moiteur de ces ports tropicaux
Où ça sentait la gnôle et chauds les ventres chauds
À chercher le Pérou sur ma radio-inca
J'ai trouvé la fréquence que tu n'attendais pas
Oh chaude !
Je n'sais si tu viens d'une ville ultramarine
Ou bien si tu descends d'une planète androgyne
Météorite in love, tu vois, je vole aussi
En reniflant d'un œil tes bas sur le tapis.
Ta zone est chaude, môme.
Ta zone est chaude, môme.
Ta zone est chaude, chaude, chaude.
Ta zone est chaude, môme.
J'vais p'têt' encore attendre avant d'mourir d'amour.
J'entends des cons qui causent d'un éternel retour
Et j'ai pas très envie d'repartir à zéro.
J'ai pas tout bien compris comme c'est bon quand c'est chaud.
Ta zone est chaude, môme.
Ta zone est chaude, môme.
Ta zone est chaude, chaude, chaude.
Ta zone est chaude, môme.