Cette nuit, j'ai été réveillé par l'envie d'aller uriner. En me levant, j'aperçois une tache sombre entre la porte d'entrée et celle de la salle de bain. Elle a une forme de croissant de lune, comme un sac banane géant. Par pur réflexe je donne un petit taquet dedans avec le pied. Une partie du sac bouge de façon rotative. L'hémisphère droit de mon cerveau encore englué dans le sommeil, s'écrit alors : « Génial un sac-robot »
L'hémisphère gauche, plus terre à terre réplique alors en demandant à si c'est bien une sensation de poil qu'il a eu. Confirmation de la partie gauche qui contrôle les sens, et les rêves. Et la je comprends soudainement que le sac par terre est le chien qui nous à suivi en rentrant de chez nancy la veille. Heureusement pour moi il reste calme, trop content de dormir dans un hôtel.
Le reste de la matinée ne sera pas aussi zen que lui. Durant la visite du musée, je subis un nouveau mal de ventre plus intense que le précédent. Sûrement dû au jus de fruits du matin, je crois bien que c'est l'eau que je ne supporte pas. Je vais être obligé de me contenter de l'alcool.
En rentrant, je m'assois sur la lunette des WC, les mains contre le mur d'en face, priant dieu fécal qui refuse d'être enfanté par les voies naturelles. Les conseils d'une collègue, avant mon départ me reviennent, j'aurais dû l'écouter et prendre des médocs avec moi.
C'est l'intestin vide que je reprends l'avion direction Santiago.

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