vendredi 27 février 2009
The end
Après un vol long et agité, je débarque enfin à Paris. Je récupère mon sac et allume mon portable. 7 messages sur le répondeur, m'indique la voie suave de ma boîte vocale. J'ai jamais eu autant d'amis. Après écoute des messages, ce ne sont pas mes amis qui m'ont appelés, plutôt mes ennemis: mon patron, mon opérateur téléphonique, mon banquier et la secrétaire de mon patron.
En arrivant dans mon nouveau chez moi, je réalise que je n'ai ni drap, ni couette pour dormir ce soir. Pas grave, je ressort mon duvet trempé de pisco. Une bouteille s'est brisé durant le voyage. Je suis verni, mon sac de couchage sent désormais le pisco. L'aventure continue …
jeudi 26 février 2009
Valparaiso
Dernier jour avant le retour en France. Ca me pèse un peu.
On part de Vina del mare, le matin. J'ai 2,5 litres de coca cola dans le ventre qui me coupe l'appétit.
Le voyage jusqu'à Valparaiso est agréable bien que brumeux. Apparemment, toute la côte est ainsi ce matin. On s'arrête pour photographier des cormorans et des otaries, mais ces derniers refusent de sortir de l'eau.
C'est pas grave, on continue jusqu'à notre destination. Une fois la ville traversée en minibus, on nous donne ¾ d'heure de temps libre. Je sens M-A fébrile. Elle a l'air heureuse et/ou soulagée d'être ici.

En visitant le jardin de la seconde maison de Pablo Néruda (celle de Valparaiso), j'ai une larme à l'oeil, en regardant une figue bien mûre. Je sais que je devrais saliver rien qu'en la regardant, mais je n'ai plus faim. Le coca m'a coupé l'appétit. D'un autre côté, ce qui me rassure, c'est que je n'ai pas mal au bide non plus.

Le repas terminé, on flâne un peu en ville, avant de faire le tour du port en bateau. On y voie enfin une otarie.

Retour à santiago, pour notre repas d'adieu. J'ai retrouvé mon appétit, et acheté du pisco, je suis prêt à rentrer, maintenant.
mercredi 25 février 2009
Vina del mare
Journée glandouille. La matinée se passe à rouler en direction d'un village d'artisans locaux,
puis à midi visite de la maison de Pablo Néruda au bord de la mer. Dire que ce mec collectionnait les figures de proue, buvait de l'alcool dans un bateau qui restait dans son jardin pour qu'une fois ivre, il sorte en titubant pour simuler un mal de mer. Aujourd'hui, on l'aurait classé comme un geek, et basta, sa maison ne serait pas devenue un musée, croyez moi.
Notre périple du jour se termine à Vina del mare, où avant d'arriver le bus entame une série d'épingles à cheveux qui nous donne panorama de la ville. Celle ci s'étend sur plusieurs kilomètres le long de l'océan. Elle est comprimée de l'autre côté par la cordillère que nous descendons. Mais ce qui m'impressionne le plus c'est cette masse nuageuse qui la chapeaute. Notre guide nous explique qu'à cause de la différence de température entre la terre et la mer, en été, cette manchoura (nom chilien de la brume) se forme. La ville est alors grise et sombre par manque de lumière. Et dire que les bourgeois s'y installaient auparavant. Ils ne devaient pas avoir beaucoup de choix à mon avis.
mardi 24 février 2009
Back to santiago
Cette nuit, j'ai été réveillé par l'envie d'aller uriner. En me levant, j'aperçois une tache sombre entre la porte d'entrée et celle de la salle de bain. Elle a une forme de croissant de lune, comme un sac banane géant. Par pur réflexe je donne un petit taquet dedans avec le pied. Une partie du sac bouge de façon rotative. L'hémisphère droit de mon cerveau encore englué dans le sommeil, s'écrit alors : « Génial un sac-robot »
L'hémisphère gauche, plus terre à terre réplique alors en demandant à si c'est bien une sensation de poil qu'il a eu. Confirmation de la partie gauche qui contrôle les sens, et les rêves. Et la je comprends soudainement que le sac par terre est le chien qui nous à suivi en rentrant de chez nancy la veille. Heureusement pour moi il reste calme, trop content de dormir dans un hôtel.
Le reste de la matinée ne sera pas aussi zen que lui. Durant la visite du musée, je subis un nouveau mal de ventre plus intense que le précédent. Sûrement dû au jus de fruits du matin, je crois bien que c'est l'eau que je ne supporte pas. Je vais être obligé de me contenter de l'alcool.
En rentrant, je m'assois sur la lunette des WC, les mains contre le mur d'en face, priant dieu fécal qui refuse d'être enfanté par les voies naturelles. Les conseils d'une collègue, avant mon départ me reviennent, j'aurais dû l'écouter et prendre des médocs avec moi.
C'est l'intestin vide que je reprends l'avion direction Santiago.
lundi 23 février 2009
Journée de m***
La journée à mal commencée, le groupe logistique à crever une roue en nous apportant le petit déjeuner. C'était notre dernière nuit sous la tente et comme à chaque fois il a plu.
De mon côté, j'avais prévu de réaliser un rêve: faire pipi du haut d'une falaise directement dans l'océan. Malheureusement, j'ai été interrompu par une courante impromptue, avec évidemment le rouleau de papier toilette qui est resté sous la tente, loin de moi. Encore un exploit dont je suis fier.
Finalement après un petit déjeuné tardif, nous sommes repartis vers les grottes sans pétroglyphes mais issues de coulée de lave. Le spectacle est grandiose, on y voit des tronc d'arbre pétrifiés, des jardins improvisés dans des puits de lumière naturels, Robinson, y fait d'ailleurs le ménage.
En chemin on s'arrête pour admirer le seul moaï qui a des yeux. Ils ont l'air artificiels, comme si on lui avait mis des lentilles de couleur.

A midi on débarque chez Nancy pour manger. Elle est la manageuse de l'équipe logistique, un peu austère, rarement souriante, mais avec du coeur à l'ouvrage.
L'après midi étant du temps libre, j'en profite pour faire des achats et me balader dans Anga Roa, la capitale de l'île, en attendant, le soir, un dernier repas chez Nancy, particulièrement arrosé.
dimanche 22 février 2009
Curanto (nom du plat suit sous terre)
Hier était une journée de repos. J'ai pu récupérer des forces, me baigner et me soigner. Dire que si je vivais dans un jeux vidéo, ça m'aurait pris quelques secondes. L'Ercefuryl m'a nettoyé les intestins, mais la douleur bien que amoindrie persiste encore.
Après une courte ballade le matin,
Robinson nous a préparé un plat typique cuit sous terre, à l'étouffée. La préparation est un tantinet longuet et requiert une certaine force du poignet. On se met à plusieurs pour gratter l'intérieur de la courge, mais à chaque fois que Robinson nous aide, il fait en 2 minutes l'équivalent d'un quart d'heure de travail pour chacun de nous. Et à côté, il s'occupe du feu. C'est une vrai force de la nature, et aussi polyvalent qu'un couteau suisse.
Il est à la fois chanteur, compositeur, musicien, cuisinier, guide, orateur, mais je viens d'apprendre qu'il était électricien auparavant. Ces révélations arrivent alors que nous visitons le site de Anakena. D'après la légende, c'est là qu'aurait débarqué les premiers habitants de l'île.
Lorsque notre ami belge lui parle de l'histoire des grandes et des petites oreilles, il prend un air sombre et réfléchit avant de répondre. Pour lui ce n'est pas une légende, ni affabulation, on a vraiment retrouvé un charnier. A l'origine du conflit, il y avait deux clans, les petites et les grandes oreilles. Les petites oreilles qui cultivaient le sol, déplaçait les rochers pour rendre les sols cultivables. Pas les grandes oreilles. La guerre fut déclarée lorsque les petites oreilles eurent fini de nettoyer toutes leurs terres, et qu'ils eurent suffisamment de réserves pour gagner cette guerre.
Le repas du soir est composé du plat cuit depuis midi sous terre. La viande est succulente, mais je ne peux pas boire de vin à cause des médicaments.
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Aujourd'hui, c'est tout le contraire de la veille. Crapahutage pour observer des pétroglyphes de Maké-Maké, puis grimpette jusqu'au plus haut sommet de l'île, le mont Terevaka.
Puis redesccente à Akivi, le seul site où les moaïs regardent vers la mer.
J'avais prévu le coup en gardant ma serviette humide dans mon sac. Elle m'a permis de me protéger du soleil et de me rafraichir en même temps. Ca ne m'a pas empêcher de cloquer sur le dos des mains et dans la nuque. Mon front à dégrossi mais il pèle toujours autant, et apparaît encore sur les photos. Je crois que j'utiliserai photoshop en rentrant.
Comble de malheur, ce soir il n'y a pas d'eau, donc personne ne peut se laver. On en est à espérer une pluie bienfaitrice pour nous laver. Je nous imagine dans un remake de la pub tahiti douche.
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Je dédicace cette photo à violaine, car c'est le seul arbre que j'ai vu sur l'île.
samedi 21 février 2009
Anakena
10H30 et des poussières. J'ai rien noté pour la journée d'hier. Faut dire que j'ai mal dormi. Réveillé par un mal de ventre, un coq puis un cochon. La nuit a été courte. La journée n'était pas non plus extraordinaire : ballade autour d'un volcan, visite d'un site abandonné. Il n'y a que la visite de la grotte des vierges qui était intéressante. Les hommes de l'époque était loin d'être bêtes, ils les enfermaient dans une grotte pour les rendre plus « blanches », dons plus attirantes. Je regrette un peu ce temps ou la drague se résumait à quelques grognements bourrus de l'homme et au consentement sans force de la femme. (Oui, c'est de l'ironie.)
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L'après midi, c'est marche ou crève. On prend quand même le temps de visiter un site de pétroglyphe.
On a même droit au nombril du monde.
Décidément, le monde à beaucoup de nombrils !
Le soir pour se détendre, on a le droit à un bain. Pas un vrai évidemment, un bain de mer. J'ai enfin pu nettoyer mon front. Il était plein de peau morte suite à un coup de soleil pris le premier jour en débarquant à Santiago. Ca faisait trois jours que je gardais ma casquette vissée sur la tête pour cacher mon encéphalie trop importante. J'avais l'impression de ressembler au méchant dans les Gunies.
vendredi 20 février 2009
RIEN
RIEN
jeudi 19 février 2009
Complément d'enquête
Notre moaï est passé aux aveux pendant la nuit. Notre guide nous explique comment il faisait pour déplacer les corps. Futé, ce garçon. Pas de trace, pas de témoin. Le crime parfait.
On fouille chez lui juste après, et on retrouve ceux qui auraient dû être ses futures victimes autour d'un lac. On fait une photo de groupe avec un de blessé, avant de l'envoyer à l'hôpital. Tout le monde est sain et sauf ou presque.
Le moment le plus douloureux arrive l'après midi. La visite aux parents des victimes. Elles sont 15 personnes à attendre des explications. Je sais déjà qu'il y aura des larmes, des sanglots, des pleurs, bref des sentiments. Depuis le temps, je me suis fait une raison. C'est mon métier de commissaire qui veut ça.
mercredi 18 février 2009
Enquête à Rapa Nui
entre 19 et 20 H, ou plus tard, je ne sais pas trop.
Je suis fatigué, mais satisfait. J'ai trouvé le fauteur de troubles. Tout à commencé par cette matinée embrumée et pluvieuse. Après quelques minutes de marche, nous avons découvert le premier massacre. Une vraie boucherie, une tuerie. Je dirais même plus, une moaïerie. Ils étaient tous renversé, tombé face contre terre.
Notre guide à une piste. Après nous avoir fait une démonstration de comment tailler la roche, il nous explique qu'auparavant les moaïs avaient une forme plus « polynésienne ». On décide alors de suivra la piste qu'il nous indique, mais les sites s'enchaînent et on tombe à chaque fois sur des massacres, des hécatombes. Et cette pluie qui viens juste de finir de tomber, glisse le long de ma joue simulant des larmes que je ne peux produire, à cause de la fatigue.
Vers 14-15H, notre guide écoeuré fait la prière des mort. D'habitude réservé au commun de mortels, il l'adresse à tous ces moaïs mort pour leur clan. 2 heures plus tard, notre enquête piétine, c'est la cas de le dire. On avance de site en site lorsque soudain, une ombre furtive passe dans les taillis. Je coure derrière elle. Je remonte le chemin/sentier des moaïs à sa poursuite. Cette route est jalonnée de moaïs cassé ou abandonnés.
Finalement notre course nous emmène à Rano Raraku, la carrière des moaïs. Il essaie surement de se cacher, mais je jure de le retrouver.
Une heure plus tard, c'est chose faîte, il est en prison. Faut dire qu'il est pas malin non plus. C'est le seul moaï polynésien de toute l'île. Il est jaloux de ces millions de touristes qui viennent voir les autres moaïs et pas lui. On lui a donc donné une cellule, où les touristes peuvent désormais le voir.
Ce soir on fête ça autour d'un pisco.
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Je dédicace cette photo à violaine, car c'est le seul arbre de toute l'île.






































































































































