J'arrive un peu stressé au quai d'embarquement, après avoir fait un crochet par le tour opérateur. Évidement, j'ai fraudé pour arriver jusqu'ici, mais ce n'est pas la présence de la police à la sortie du métro qui m'a angoissé. Non, ça c'est un sport national à Paris, c'est juste ma phobie du retard. Enfin maintenant, je suis dans la file quand soudain mon téléphone sonne.

Un ami que j'avais invité la veille à mon « pot de départ » veut savoir comment je vais. Je lui explique que je n'ai dormi que 6 heures, mais que mon appartement est maintenant tellement propre que l'on pourrait croire qu'il ne s'est rien passé. Nous bavardons encore un peu, puis un mouvement de foule se forme à côté de la queue, m'obligeant à raccrocher. Ma voisine y prend part avant de revenir.

Bravant ma timidité, je lui demande ce qu'il se passe. Elle m'explique en 2 ou 3 phrases qu'elle fait partie d'une agence de voyage et qu'elle part en formation au Kenya, ce que je traduis instantanément par « voyage au frais de la princesse ». Nous en restons là.

Au guichet l'hôtesse me demande si je désire une place à côté d'une sortie de secours. Mon sens de l'humour lui répond que je ne souhaite pas voie l'avion s'écraser. Elle sourit. Je me dis alors, qu'on a dû lui faire au moins mille fois cette blague de mauvais goût.

Une fois les billets en main, je rappelle mon ami pour terminer notre conversation, puis j'attends le départ.

Dans l'avion, je m'assois à côté d'un couple de retraité qui voyage pour la première fois en avion. Je leur explique donc rapidement comment le voyage se déroule et les aident à remplir les formulaires d'entrée sur le territoire. Le capitaine de bord lance un peu avant le départ une phrase qui m'échappe sur le moment : « Cet avion est affrété par Transat Airlines »