Heureusement que j'avais anticipé sur l'achat du visa, j'ai ainsi pu éviter 2 heures d'attente à la frontière. En sortant de l'aéroport de Nairobi, je me fait alpaguer par un taxi qui souhaite m'emmener à Mombassa, la destination finale de mon safari, à près de 600 bornes de distance. Je me demande si j'aurais laisser un pourboire sur une telle course ?

Je m'éclipse donc discrètement avant de remarquer que certaines personnes arbore un blason identique au logo figurant sur ma convocation. Vous savez ce genre de symbole en bas à droite de la feuille, si petit qu'on croirait un raté de l'imprimante. J'indique mon nom et mon prénom à ce brave garçon qu'ils retrouve miraculeusement sur sa liste.

Le nom du safari est différent, mais je ne suis pas à ça près. Le principal objectif pour moi est de voir des animaux, le reste m'est égal.

En attendant les derniers membres du groupe, le guide m'apprend que mon nom veut dire boire en swahili. Je lui réponds alors que dans mon pays aussi quand on m'appelle c'est pour boire, et c'est rarement de l'eau. Il a réussi à cerner ma personnalité avec juste mon nom, il est très fort !

Petit à petit, les gens affluent et se regroupent. Je réalise alors le sens de la phrase du capitaine de bord. En effet, tout l'avion est pars en safari, à des destinations différentes certes mais ça fait du monde un airbus 737 quand même.

Dans le van, notre groupe se compose de 6 personnes, en plus du guide. Ce dernier est un kenyan pur souche qui parle anglais, swahili et comprend le français. Un couple en voyage de noces s'installe à l'arrière du véhicule tandis que je m'installe à côté d'une femme légèrement enrobée. Devant nous deux femmes s'assoit, une mère et sa fille de 30 ans. Mais revenons, au guide, j'aurais l'occasion de parler du groupe plus tard. Ces quelques expressions tel que « c'est bon comme des bonbons » lui donne une approche sympathique, voire plaisante. Ce point de vue est revu à la baisse 30 minutes plus tard, lorsqu'il se met à conduire sur la route transafricaine qui relie l'Afrique du sud à l'Afrique du nord. Premier point négatif, les distance de sécurité n'existe pas dans ce pays, je ne peux pas le blâmer tout Nairobi roule de cette manière. Enfin pas toute la capitale, la majorité des véhicules sont pris dans un embouteillage monstrueux qui fait le tour de la ville. Paris et son périphérique ne sont pas si éloigné. Je profite de ce ralentissement pour découvrir les marabouts, ces oiseaux qui tiennent à la fois de la cigogne et du vautour, et dont le résultat est particulièrement laid.

Plusieurs bonnes minutes plus tard, nous filons à 80 Km/h sur une piste de brousse non goudronnée et maculée de pierres plus ou moins saillantes. Je sens que le hasard hésite entre un pneu crevé et un tonneau comme accident avant que nous arrivions, mais la chance nous fait arriver à bon port et entier, juste les fesses un peu trop massées. Nous débarquons dans le massai-mara, et le soir même nous faisons notre premier safari photos et assistons au repas des hyènes.

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